Haori himo blanc à pompons noué au milieu de la poitrine sur un haori noir porté par-dessus un kimono gris

Haori himo : types, attache et nœud du cordon

Le haori himo (羽織紐) est le cordon qui ferme le devant d’un haori. Il se compose de deux cordons courts, le plus souvent tressés en soie, qu’on accroche à deux petites boucles cousues à l’intérieur de la veste, puis qu’on noue au milieu de la poitrine. Blanc pour les cérémonies, de couleur pour les sorties, il se change selon l’occasion. Au quotidien, un haori se porte aussi très bien ouvert, sans himo.

Le haori himo intrigue souvent ceux qui découvrent la veste japonaise : à quoi sert ce petit cordon à pompons, comment le fixer, comment le nouer, et faut-il vraiment fermer son haori ? Wikipédia décrit le haori comme une veste qui se noue sur le devant avec deux cordons courts, fixés à de petites boucles cachées à l’intérieur du vêtement. Ce guide détaille les types de himo, la façon de les attacher et de les nouer, et ce qu’il faut faire si votre haori n’a pas de boucles.

Qu’est-ce qu’un haori himo ?

Le haori himo est le cordon de fermeture du haori, la veste courte qui se porte par-dessus le kimono. Himo signifie simplement « cordon » ou « lien » en japonais. Le haori en a besoin parce que ses deux pans de devant ne se croisent pas : contrairement au kimono, la veste n’a pas de panneau frontal qui recouvre l’autre, et elle ne se ferme donc que par un lien noué au centre.

Selon l’article japonais de Wikipédia sur le haori, le cordon est parfois taillé dans le même tissu que la veste et cousu directement. Le plus souvent, pourtant, le haori porte deux petites boucles appelées chi (乳), en tissu ou en métal, sur lesquelles on accroche un cordon tressé vendu à part. Cette séparation permet de changer de himo selon la tenue, et c’est au Japon une marque d’élégance que d’accorder son cordon à l’occasion.

Le haori himo traditionnel est un kumihimo, une tresse de fils de soie. Wikipédia rappelle que ces cordons servaient d’abord à lacer les armures des samouraïs, et qu’ils servent aujourd’hui à fermer les haori et à maintenir la ceinture obi.

Quels sont les différents types de haori himo ?

Les haori himo se distinguent par la forme de leur tresse et par leur mode de fixation. Les tresseurs japonais classent les cordons en trois grandes familles : les ronds (maru-gumi), les plats (hira-gumi) et les carrés (kaku-gumi). S’y ajoutent des cordons décoratifs montés sur crochets et des cordons cousus.

Type de himo À quoi il ressemble Fixation Usage
Tressé plat (hira-gumi) ruban tressé, souvent à pompons ou à franges boucle du cordon passée dans le chi tenues habillées, cérémonies
Tressé rond (maru-gumi) cordon cylindrique, pompons aux extrémités boucle du cordon passée dans le chi le plus polyvalent, toutes occasions
Musō (無双) cordon déjà noué, orné d’une pierre ou d’une perle de verre petits crochets en S accrochés au chi sorties, touche décorative
Cordon cousu lien taillé dans le tissu du haori cousu directement sur la veste certains haori anciens ou de travail

Le musō est le plus facile à utiliser : sa forme est fixée une fois pour toutes, et il suffit d’accrocher ses deux crochets aux boucles du haori. Les cordons tressés demandent un nœud, mais ils sont plus sobres et restent la référence pour les tenues formelles.

Trois types de haori himo : cordon tressé blanc à pompons, cordon rond bleu marine et himo musō gris orné d’une perle de verre à crochets en S

La tresse elle-même relève d’un artisanat reconnu. Le kyō-kumihimo de Kyoto, classé artisanat traditionnel du Japon en 1976, compte selon l’association japonaise des artisanats traditionnels quelque 3 500 façons de tresser, et le haori himo y est fabriqué en série depuis l’époque d’Edo.

Comment attacher le himo à un haori ?

Pour attacher un haori himo tressé, on passe la boucle qui termine chaque cordon dans le petit anneau chi du haori, puis on fait passer le cordon dans sa propre boucle et on tire. Le cordon se retrouve fixé à la veste par un nœud en tête d’alouette, solide et facile à défaire.

  1. Repérez les deux boucles chi, cousues à l’intérieur des pans de devant, à hauteur de poitrine.
  2. Glissez la boucle d’un premier cordon dans le chi de droite, de l’extérieur vers l’intérieur.
  3. Passez l’extrémité à pompon du cordon dans cette boucle, puis tirez jusqu’à ce que le nœud se serre contre le chi.
  4. Faites de même avec le second cordon sur le chi de gauche.

Autrefois, on nouait directement le cordon au chi ; la boucle en bout de cordon est une manière plus récente de faire. Pour un himo musō, aucune de ces étapes n’est nécessaire : on accroche simplement ses crochets en S dans les deux chi.

Comment nouer un haori himo ?

Pour nouer un haori himo, on réunit les deux cordons au centre de la poitrine et on les attache par un nœud plat, à la manière d’un nœud carré, en laissant pendre les deux pompons. Le nœud doit tenir la veste sans la tirer : le haori reste ample et tombe droit.

Mains nouant un haori himo blanc à pompon sur le devant d’un haori noir porté sur un kimono
  1. Enfilez le haori et laissez ses pans tomber naturellement, sans les rapprocher de force.
  2. Croisez le cordon de droite sur celui de gauche, faites un premier demi-nœud.
  3. Croisez cette fois le cordon de gauche sur celui de droite et faites le second demi-nœud.
  4. Serrez sans excès, centrez le nœud et laissez retomber les pompons vers le bas.

Il existe d’autres nœuds, plus décoratifs, mais le nœud plat est le plus simple à réussir et à défaire. Si vous trouvez le nouage fastidieux, un himo musō, déjà formé, évite toute la manipulation : il s’accroche en quelques secondes et se retire aussi vite.

Quelle couleur de himo choisir selon l’occasion ?

La couleur du haori himo suit le degré de formalité de la tenue : le blanc est réservé aux occasions les plus habillées, les couleurs aux sorties. Pour un mariage ou une cérémonie, avec un haori noir à blasons, on choisit donc un himo blanc.

La même règle se retrouve dans les sanctuaires : les prêtres shinto portent un haori noir à blasons sur leur vêtement blanc, et Wikipédia précise que leur himo est le plus souvent blanc. Pour une sortie, un cordon gris, bleu marine, brun ou assorti à une couleur du kimono convient, et le musō décoré se réserve aux tenues détendues.

Le choix du himo ne représente qu’un détail de la tenue complète. La façon d’associer haori, kimono, hakama et chaussures est expliquée dans notre guide comment porter un haori, qui aborde aussi la question du haori porté ouvert au quotidien.

Comment fermer un haori sans himo ?

Un haori sans himo ne se ferme pas : il se porte ouvert, et c’est la façon normale de le porter en dehors d’une tenue traditionnelle. La plupart des haori modernes, pensés pour être portés sur un t-shirt et un jean, n’ont d’ailleurs ni cordon ni boucles chi.

Si vous tenez à fermer votre haori, deux solutions existent. La première consiste à faire coudre deux petites boucles à l’intérieur des pans de devant, à hauteur de poitrine, puis à y accrocher un himo tressé ou un musō. La seconde consiste à choisir d’emblée un haori traditionnel livré avec ses chi. Évitez en revanche de serrer le haori avec une ceinture : la veste perdrait son tombé droit, qui fait tout son caractère.

Nos haori sont conçus pour être portés ouverts, comme une veste légère : chaque fiche précise la coupe, la matière et ce qui est fourni. Pour distinguer un haori d’un kimono ou d’une veste kimono avant de choisir, consultez notre article sur la différence entre haori et kimono.

FAQ sur le haori himo

Qu’est-ce qu’un haori himo ?
Le haori himo est le cordon qui ferme le devant du haori, la veste japonaise portée sur le kimono. Il se compose de deux cordons tressés, fixés à deux boucles intérieures et noués au milieu de la poitrine.

Comment fermer un haori ?
Un haori se ferme en nouant son himo au centre de la poitrine, sans serrer. Sans himo, le haori se porte ouvert : il n’a ni boutons ni ceinture.

Comment attacher un haori himo ?
On passe la boucle du cordon dans l’anneau intérieur du haori, appelé chi, puis le cordon dans sa propre boucle, et on tire. Un himo musō s’accroche, lui, par deux petits crochets en S.

Comment nouer un haori ?
On réunit les deux cordons au centre et on fait un nœud plat, en deux demi-nœuds croisés en sens inverse. Les pompons pendent vers le bas et le haori reste ample.

Faut-il obligatoirement fermer un haori ?
Non. En tenue traditionnelle, le haori se porte fermé par son himo, mais au quotidien il se porte le plus souvent ouvert, comme une veste légère ou un cardigan.

Quelle couleur de himo porter à un mariage ?
Pour un mariage ou une cérémonie, le haori himo se porte blanc. Les himo de couleur, gris, bleu ou brun, sont réservés aux sorties moins formelles.

En résumé

Le haori himo est le cordon tressé qui ferme le haori, dont les pans ne se croisent pas. Il s’accroche à deux boucles intérieures, les chi, et se noue d’un nœud plat au milieu de la poitrine. Tressé plat ou rond, ou monté en musō sur crochets, il se choisit blanc pour une cérémonie et de couleur pour une sortie. Sans himo, un haori se porte simplement ouvert.

À lire aussi dans ce guide : Kimono : histoire, types et comment le porter · Comment porter un haori : conseils homme et femme.

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