Lanterne japonaise ou chinoise : chochin blanc allongé à côté d’une lanterne chinoise ronde rouge à pompon

Lanterne japonaise ou chinoise : comment les distinguer

Pour distinguer une lanterne japonaise ou chinoise, regardez la forme, la couleur et l’écriture. La lanterne japonaise, le chōchin, est souvent allongée, en papier blanc ou rouge, fermée par deux anneaux noirs et marquée de grands caractères noirs. La lanterne chinoise est plus souvent ronde, rouge vif, ornée d’or et d’un pompon. Les deux cousines se ressemblent, mais pas leurs usages.

La question lanterne japonaise ou chinoise revient souvent, parce que les deux objets partagent une origine commune. Selon l’article de Wikipédia en anglais sur les lanternes en papier, la lanterne en papier s’appelle dēnglóng (灯笼) en Chine, tandis que le Japon a développé ses propres styles, dont le chōchin, avec une calligraphie qui lui est réservée. Ce guide compare les deux, point par point, pour vous aider à les reconnaître et à choisir.

Quelle est la différence entre une lanterne japonaise et une lanterne chinoise ?

La différence entre une lanterne japonaise et une lanterne chinoise tient surtout au style, pas à la technique. Les deux sont faites d’une armature couverte de papier ou de tissu, mais la lanterne japonaise est plus sobre et plus graphique, la lanterne chinoise plus festive et plus ornée. Le tableau réunit les différences qui se voient au premier coup d’œil.

Critère Lanterne japonaise Lanterne chinoise
Nom chōchin (提灯) dēnglóng (灯笼)
Forme la plus courante cylindre ou ovale allongé boule ronde, parfois lanterne à pans
Haut et bas deux anneaux rigides, souvent noirs couvercles dorés ou rouges, pompon ou franges dessous
Couleurs blanc, rouge, parfois noir ou naturel rouge vif et or
Écriture grands caractères noirs : nom d’un lieu, d’une boutique, d’un sanctuaire vœux de bonheur, caractère 福
Décor sobre, parfois fleurs, vagues ou blason dragons, phénix, motifs dorés
Usage typique devanture d’un restaurant ou d’un bar, sanctuaire, fête d’été Nouvel An chinois, fête des lanternes

Attention à un piège de vocabulaire : en français, l’expression « lanterne chinoise » désigne aussi, et même d’abord selon Wikipédia, la lanterne volante, un petit ballon à air chaud en papier que l’on fait s’envoler lors des fêtes. Rien à voir avec les lanternes que l’on suspend.

Comment reconnaître une lanterne japonaise ?

Une lanterne japonaise se reconnaît à sa forme allongée, à ses deux anneaux rigides en haut et en bas, et aux grands caractères noirs peints sur le papier. Le chōchin est un lampion dont l’armature en spirale se replie à plat, comme le décrit l’article de Wikipédia consacré au chōchin, recouvert de papier japonais washi ou, pour l’extérieur, d’une feuille de plastique.

L’écriture du chōchin

L’écriture est l’indice le plus sûr. Au Japon, les caractères peints sur les chōchin suivent un style de calligraphie propre, le chōchin moji, épais et bien lisible de loin. On y lit le nom d’une boutique, d’un restaurant, d’un quartier ou d’un sanctuaire : la lanterne japonaise sert d’enseigne autant que de lumière.

La lanterne rouge des izakaya

La lanterne rouge a un sens précis au Japon : elle signale un bar où l’on boit et grignote. Selon l’article de Wikipédia sur les izakaya, on appelle parfois ces établissements akachōchin, « lanterne rouge », en raison des lanternes en papier rouge suspendues à leur entrée. Notre lanterne japonaise rouge calligraphie izakaya reprend ce code des ruelles japonaises.

Lanterne japonaise ou chinoise : chochin rouge allumé devant un petit restaurant d’une ruelle japonaise le soir

Comment reconnaître une lanterne chinoise ?

Une lanterne chinoise se reconnaît à sa forme ronde, à sa couleur rouge vif rehaussée d’or et au pompon ou aux franges qui pendent dessous. Le rouge, couleur de la fête et de la chance en Chine, domine presque toujours. On la voit en rangées au-dessus des rues pendant le Nouvel An chinois.

La lanterne chinoise est intimement liée au calendrier. Selon l’article de Wikipédia sur la fête des lanternes, cette fête nocturne clôt le cycle des festivités du Nouvel An en Chine, et les lanternes y portent des motifs d’animaux, de plantes ou de scènes légendaires. Les modèles traditionnels en papier éclairés à la bougie y côtoient de plus en plus de lanternes en plastique à piles.

Lanterne japonaise ou chinoise : rangées de lanternes chinoises rondes rouges à pompons dorés au-dessus d’une rue

La Chine connaît aussi des lanternes plus luxueuses, dites « lanternes de palais », faites d’une armature de bois garnie de soie ou de verre peint, souvent hexagonales. Elles n’ont pas d’équivalent direct au Japon, où les lanternes des temples, les tōrō, sont plutôt en pierre, en bronze ou en bois.

D’où viennent les lanternes japonaises et chinoises ?

Les lanternes en papier viennent de Chine, et le chōchin japonais en est une adaptation. Le chōchin est décrit comme un parent de la lanterne en papier chinoise ; il est mentionné pour la première fois au Japon dans un texte de 1085, selon Wikipédia.

Le nom du chōchin raconte son premier usage : ses deux caractères signifient « porter à la main » et « lampe ». Les premiers chōchin n’étaient donc pas suspendus, mais portés pour éclairer le chemin. À partir de l’époque d’Edo (1603 à 1868), les bougies ordinaires, moins chères que les lampes à huile, ont permis aux simples citoyens d’en éclairer leur maison, et les lanternes sont devenues l’accessoire des fêtes et des cérémonies religieuses.

Chaque pays a ensuite suivi sa voie. La Chine a fait de la lanterne rouge le symbole de ses fêtes du Nouvel An ; le Japon en a fait une enseigne de rue, un décor de sanctuaire et un élément des fêtes d’été comme l’O-bon, où l’on voit des rangées de chōchin allumés.

Lanterne japonaise ou chinoise : laquelle choisir pour votre décoration ?

Pour choisir entre une lanterne japonaise ou chinoise, partez de l’ambiance voulue. La lanterne japonaise convient à une décoration épurée, zen ou japandi, et aux coins bar ; la lanterne chinoise convient à une décoration de fête ou à un intérieur riche en couleurs. Le tableau résume les cas les plus courants.

Votre projet Le bon choix
Salon ou chambre épurés, style zen lanterne japonaise en papier blanc, ronde ou cylindrique
Coin bar, cuisine ouverte, ambiance de ruelle chōchin rouge à calligraphie
Terrasse abritée, soirées d’été plusieurs chōchin, blancs ou à motifs de sakura
Décoration du Nouvel An chinois lanternes chinoises rondes rouges à pompons
Intérieur coloré, esprit festif lanternes chinoises ornées d’or

La boule de papier blanc unie, très répandue, est vendue sous les deux noms : dans une pièce, elle se marie surtout avec un style épuré. Pour la suspendre ou la transformer en luminaire, suivez notre pas à pas sur comment accrocher une lanterne japonaise. Et pour l’intégrer au reste de la pièce, notre guide de la décoration japonaise donne les principes à suivre. Notre collection de lanternes japonaises réunit des chōchin en papier à motifs de geisha, de kanji, de sakura ou d’estampes, et des luminaires en bois de style shoji.

FAQ sur les lanternes japonaises et chinoises

Comment s’appelle la lanterne japonaise ?
La lanterne japonaise en papier s’appelle le chōchin (提灯). Les lanternes de pierre des jardins et des temples s’appellent les tōrō.

Comment s’appelle la lanterne chinoise ?
En chinois, la lanterne en papier se dit dēnglóng (灯笼). Les lanternes les plus ornées, en bois et en soie, sont appelées lanternes de palais.

Que signifie une lanterne rouge au Japon ?
Au Japon, une lanterne rouge suspendue devant une porte signale un izakaya, un bar où l’on boit et mange des petits plats. On appelle d’ailleurs ces lieux akachōchin, « lanterne rouge ».

Pourquoi y a-t-il des écritures sur les lanternes japonaises ?
Les caractères d’une lanterne japonaise indiquent le plus souvent le nom d’une boutique, d’un restaurant, d’un quartier ou d’un sanctuaire. Le chōchin sert d’enseigne, avec un style de calligraphie qui lui est propre.

Une lanterne chinoise volante est-elle une lanterne chinoise ?
En français, oui : « lanterne chinoise » désigne aussi la lanterne volante, un petit ballon à air chaud en papier. Ce n’est pas une lanterne de décoration à suspendre.

La lanterne japonaise est-elle toujours en papier ?
Non. Le chōchin est en papier washi, parfois en soie ou en plastique pour l’extérieur, mais les lanternes japonaises des temples et des jardins sont en pierre, en bronze ou en bois.

En résumé

Lanterne japonaise ou chinoise, les deux viennent de la même tradition chinoise, mais elles ne se ressemblent plus. Le chōchin japonais est allongé, sobre, marqué de grands caractères noirs et sert d’enseigne ou de décor de fête ; la lanterne chinoise est ronde, rouge et or, et accompagne le Nouvel An. Pour une décoration épurée, la lanterne japonaise s’impose.

À lire aussi dans ce guide : Porte-bonheur japonais : les 12 à connaître et leur sens · Comment accrocher une lanterne japonaise : le pas à pas.

Un chōchin en papier, blanc ou rouge, pour une vraie lumière japonaise chez vous.

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