Porte-bonheur japonais argent : maneki neko doré, kumade, daruma
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Le porte-bonheur japonais de l’argent le plus connu est le maneki neko doré, le chat à la patte levée qui tient une pièce d’or, le koban. Au Japon, on associe aussi à la prospérité le kumade, râteau de bambou qui « ramasse » la fortune, le daruma doré, l’omamori kin’un ou shōbai hanjō, et le maillet de Daikoku. Ce sont des objets de tradition, qui accompagnent un projet sans rien garantir.
Au Japon, la prospérité se demande pour quelque chose de précis : la réussite d’un commerce, une bonne année, un projet d’épargne. Chaque porte-bonheur japonais pour l’argent répond à l’un de ces vœux. Beaucoup viennent des sept divinités du bonheur, dont Daikokuten, divinité du commerce et de la richesse selon Wikipédia. Ce guide présente les porte-bonheur japonais de la prospérité, ce que chacun signifie, et celui à choisir selon votre projet.
Quels sont les porte-bonheur japonais de l’argent ?
Les porte-bonheur japonais de l’argent sont des objets du commerce et des sanctuaires : le maneki neko des boutiques, le kumade des foires de novembre, les omamori et les daruma des temples. Le tableau les réunit avec le vœu que chacun porte.
| Porte-bonheur | Forme | Le vœu de prospérité | Où le placer |
|---|---|---|---|
| Maneki neko doré | chat à la patte levée, doré | la richesse | comptoir, entrée, bureau |
| Maneki neko patte droite | chat qui lève la patte droite | l’argent et la chance | près de la caisse ou de l’entrée |
| Koban | pièce d’or ovale de l’époque d’Edo | une grande fortune | tenu par le maneki neko |
| Kumade | râteau de bambou décoré | « ratisser » la prospérité d’un commerce | en hauteur, face à l’entrée |
| Omamori kin’un (金運) | sachet de tissu brodé | la chance financière | dans un portefeuille ou un sac |
| Omamori shōbai hanjō (商売繁盛) | sachet de tissu brodé | la prospérité d’un commerce | dans la boutique, près de la caisse |
| Daruma doré ou jaune | figurine ronde aux yeux blancs | un objectif d’argent précis | en hauteur, bien en vue |
| Maillet de Daikoku | petit maillet, l’uchide no kozuchi | faire « sortir » la richesse | sur une étagère, avec une statuette |
| Tirelire maneki neko ou daruma | figurine creuse avec une fente | la chance et l’épargne réunies | sur un bureau ou une étagère |
Ces objets relèvent de la tradition et du symbole. Ils accompagnent une intention, comme ouvrir un commerce ou tenir un budget, mais aucun ne fait gagner de l’argent par lui-même : au Japon, on les voit plutôt comme un encouragement et un rappel de l’objectif fixé.
Pourquoi le maneki neko doré est-il associé à l’argent ?
Le maneki neko doré est associé à l’argent parce que sa couleur évoque l’or et que le chat « invite » la fortune d’un geste de la patte. C’est le chat porte-bonheur des commerçants : on le pose sur le comptoir ou près de la caisse, tourné vers la porte, pour attirer les clients et les ventes.
Deux détails précisent le vœu. Dans la tradition la plus répandue, la patte droite levée attire l’argent et la patte gauche attire les clients : pour un commerce, les deux se complètent. Le chat tient souvent un koban, une pièce d’or de l’époque d’Edo, parfois marquée 千万両, « dix millions de ryō », une somme symbolique de très grande fortune. Le sens de chaque objet que tient le chat est détaillé dans notre article sur la signification du maneki neko.
Notre collection de maneki neko comprend plusieurs chats de la prospérité : le maneki neko doré de 21 cm, bien visible sur un comptoir, un petit maneki neko doré solaire qui tient un koban, des tirelires en céramique et un maneki neko tirelire qui tient le maillet de Daikoku.
Qu’est-ce que le kumade, le râteau de la fortune ?
Le kumade est un râteau de bambou décoré, porte-bonheur des commerçants japonais. Son nom signifie « patte d’ours », à cause de la forme de ses dents. Comme un râteau ramasse les feuilles, le kumade est censé « ratisser » la chance et la prospérité vers celui qui le possède.
Le kumade s’achète surtout lors du Tori-no-ichi, la foire du jour du coq. Selon le guide officiel du tourisme de Tokyo, cette fête est célébrée depuis l’époque d’Edo dans les sanctuaires et les temples du Japon, en novembre, les jours que le calendrier lunaire consacre au coq. À Asakusa, elle se tient au sanctuaire Ōtori et au temple Chōkoku-ji, où les stands vendent jusque tard dans la nuit des kumade ornés d’or et d’argent, achetés pour la chance et la prospérité des affaires.
Un kumade est souvent chargé de symboles de fortune, comme des pièces koban, des sacs de riz ou le masque souriant d’Okame. Dans un commerce, il s’accroche en hauteur, souvent au-dessus de l’entrée ou derrière le comptoir, pour que la chance « entre » avec les clients.
Quel omamori et quel daruma choisir pour l’argent ?
Pour l’argent, choisissez l’omamori selon le projet : kin’un (金運) pour la chance financière personnelle, shōbai hanjō (商売繁盛) pour la prospérité d’un commerce. Le kanji brodé sur le sachet indique le vœu, et c’est lui qui compte plus que la couleur, même si les omamori de l’argent sont souvent dorés ou jaunes.
| Votre projet | L’omamori | Le daruma |
|---|---|---|
| Ouvrir ou développer un commerce | shōbai hanjō, 商売繁盛 | noir, associé à la réussite en affaires |
| Obtenir une augmentation, un nouveau poste | kin’un, 金運, ou kaiun, 開運 | doré ou jaune |
| Épargner pour un achat ou un voyage | kin’un, 金運 | daruma tirelire |
| Commencer l’année sous de bons auspices | kaiun, 開運 | rouge, le plus traditionnel |
Le daruma se prête bien à un objectif d’argent, car il demande de le formuler clairement. On peint le premier œil en fixant l’objectif, par exemple une somme à épargner ou un chiffre d’affaires à atteindre, et le second quand il est atteint. L’office du tourisme japonais associe le daruma doré ou jaune à la richesse et le noir à la réussite en affaires, comme l’explique notre guide du daruma. Nos daruma existent en jaune, en noir et en tirelire, pour réunir le vœu et l’épargne.
Quelles divinités japonaises sont liées à la richesse ?
Les divinités japonaises de la richesse sont surtout Daikokuten et Ebisu, deux des sept divinités du bonheur, et Benzaiten, honorée dans des sanctuaires où l’on vient laver son argent. Leurs attributs se retrouvent sur de nombreux porte-bonheur.
Daikokuten et Ebisu, les divinités des commerçants
Daikokuten est la divinité du commerce et de la richesse. Wikipédia le décrit comme un personnage jovial, debout sur des sacs de riz, tenant dans la main droite l’uchide no kozuchi, un maillet qui représente la vertu du travail. Il est souvent associé à Ebisu, divinité des pêcheurs et du commerce, représentée avec une canne à pêche et une daurade. Les deux figurent souvent ensemble dans les petites boutiques japonaises.
Zeniarai Benzaiten, le sanctuaire où l’on lave son argent
À Kamakura, au sud de Tokyo, le sanctuaire Zeniarai Benzaiten perpétue une coutume étonnante : les visiteurs lavent leurs pièces et leurs billets dans l’eau d’une source sacrée, qui coule dans une grotte. Selon Wikipédia, la coutume remonte au milieu du XIIIe siècle, avec l’idée que l’argent lavé à cette source serait multiplié par la divinité. On y accède par un tunnel creusé dans la roche.
FAQ sur les porte-bonheur japonais de l’argent
Quel est le porte-bonheur japonais pour l’argent ?
Le porte-bonheur japonais de l’argent le plus connu est le maneki neko doré, souvent à patte droite levée et tenant un koban. Le kumade, l’omamori kin’un et le daruma doré sont aussi associés à la prospérité.
Quelle patte du maneki neko pour l’argent ?
Dans la tradition la plus répandue, la patte droite levée attire l’argent et la chance, la patte gauche attire les clients. Pour un commerce, un maneki neko à deux pattes levées réunit les deux.
Quelle couleur de maneki neko pour l’argent ?
Le maneki neko doré est associé à la richesse. Le jaune est parfois lié à l’argent, et le tricolore, blanc taché de noir et de roux, à la chance en général.
Où placer un porte-bonheur pour l’argent ?
Un maneki neko se place près de l’entrée ou de la caisse, tourné vers la porte. Un kumade s’accroche en hauteur, face à l’entrée. Un omamori kin’un se garde dans un portefeuille ou un sac.
Que signifie le kumade japonais ?
Le kumade est un râteau de bambou décoré qui symbolise l’idée de « ratisser » la chance et la prospérité. On l’achète en novembre lors du Tori-no-ichi, surtout pour la réussite d’un commerce.
Un porte-bonheur japonais fait-il gagner de l’argent ?
Non, un porte-bonheur japonais ne fait pas gagner d’argent par lui-même. C’est un symbole qui accompagne une intention et rappelle un objectif, comme on le fait au Japon avec le daruma.
En résumé
Le porte-bonheur japonais de l’argent est d’abord le maneki neko doré, qui tient un koban et lève la patte droite pour attirer la fortune. Le kumade des foires de novembre, l’omamori kin’un ou shōbai hanjō, le daruma doré et le maillet de Daikoku portent le même vœu de prospérité. Ces objets de tradition accompagnent un projet précis, sans rien promettre.
À lire aussi dans ce guide : Porte-bonheur japonais : les 12 à connaître et leur sens · Maneki neko signification : son nom, son geste et ses objets.
Un maneki neko doré pour le comptoir ou le bureau, le chat de la prospérité des commerçants japonais.
Voir le maneki neko doré